Manche

Manche
«J'essuirai les larmes sur ma manche.»
Mes gouttes sont couleur sang comme dans la série qu'on avait regarder pour la première fois ensemble. Lorsque je les essuie une tache écarlate apparait. Tout se glace. L'hiver s'installe. Le bleue des lèvres me nargue. Ne pars pas. Je t'en supplie. Je t'aime tellement.

# Posté le jeudi 26 novembre 2009 15:30

Route tchouc

Route tchouc
Rien qu'une photo. Un simple étendu de terre, de ciel, de goudron. Un peu comme la route du destin. Juste une longue droite fendant l'horizon, là où se rejoigne terre et ciel. Des armes. Des armes. Des armes.
Il faut toujours se battre pour être heureux. Une larme brillante au coin de l'½il. On se lance le c½ur dans la main prêt à le donner à qui bon en voudra, de toute façon il est déjà en miettes. Les nuages défilent dans le ciel. Le vent pousse les herbes sur le côté. Il faut avancer, alors notre silhouette noire se dessine sur cette longue route. Tel un désert quand on est perdu. On s'arrête sur le coté pour reprendre son souffle. On a l'impression d'effleurer du bouts de nos doigts froids un semblant d'avenir et pourtant l'amertume de ce qu'on a quitter revient dans notre bouche. On mange. On dort. On ne vit pas on fait. La seule chose qui nous faisait aimer ce quotidien s'en est allé et il faut se reconstruire. Sur les côtés de la route on voit des visages blancs. Des semblant d'âmes vagabondes. Perdues sur cette longue route. En s'approchant de prêt on se rend compte que ce n'est pas vraiment ça. Plutôt des gens qui nous aime et qui sont perdus parce que nous le sommes. Ils nous parlent, nous soufflent qu'ils sont là. Mais, qu'importe ? Personne ne peut rien arranger. On est détruit de l'intérieur, et une seule personne peut nous reconstruire. Quelle puérilité d'avoir besoin de quelqu'un pour revivre. L'orgueil est là, et nous demande de continuer d'avancer tout seul. On est pas faible. Les pas s'enchainent, la sueur goutte sur notre front noir et nos doigts s'agrippent a la corde qui traine au sol. Plus rien n'a d'importance parce qu'on ne vit plus. On ne pense plus. On mange, on dort, on fait semblant parce que c'est important de donner une belle image quand dans notre poitrine ne reste qu'un trou béant. On se laisse porter par les rafales du vent, jusqu'à se laisser mourir de tristesse. On ne bouge plus, larguer sur le côté de la route. Le visage dans les flaques de sang bleu que saigne notre c½ur. Au sol
Et puis tout nous parait dérisoire quand on fait abstraction de certaines choses. Et l'envie de tout reprendre se présente, comme si le trou s'était boucher par les larmes qu'on a verser. Il faut tout recommencer. Tout refaire. Revivre comme avant. Manger, dormir, et rire. Rire et jouir de la vie. On reprend la route à quatre pattes. Puis on se met debout. On est presque guérit. Il suffit de tout oublier. Les visages qui nous parlent sur les côtés deviennent de plus en plus lisibles. Des voie réapparaissent dans le néan ou on a vécu pendant longtemps. Des cris de joies. Une sonnerie.
Et là, on ouvre les yeux. Juste là, sous nos pieds, une longue trainée blanche, tracée à la peinture dans une cour d'école.

A toi. Ne perds pas espoir. Ce n'est que passade.

A l'envers à l'endroit A l'endroit A l'envers. On est pas encore revenue du pays du mystère.

# Posté le mardi 24 novembre 2009 12:35

Abesses. Mon raphia s'est brisé.

Abesses. Mon raphia s'est brisé.
Simple.
La première fois, en mai, mon coeur avait tremblé. J'y avais pensé. Je me disais pourquoi inaccessible comme à chaque fois ?
Ellipse narrative de 5 mois, pour revenir de façon anodine. Bonjour. Ça va. Tu deviens quoi. J'étais un peu déboussolée. C'est bizarre. Encore quelqu'un comme les autres, juste là pour une tête qui lui plait. Alors j'avais pas prit ça au sérieux. Et il y avait Florent, j'avais envie que ça aille, alors j'avais pas fait gaffe. Pourtant chez toi ça semblait être clair. Ça allait aller plus loin. On me l'a dit, j'avais pas vraiment apprécier étant donné que dans ma tête tout était clair. Finalement, ton engagement semblait plus tenace que celui de Florent, alors je t'ai choisi. Toi et pas lui. Pour tellement de raisons. Dans notre ciel azur il y a un orage. Un mercredi. Ou j'ai eu le coeur ouvert. Les choses qui se passaient dans ma poitrine semblaient claires et ça a contre dit mes projets.
Et puis, on était là un soir, sur un banc, tout ce passait bien. Comme si tout avait été soufflé. Tout avait été régler et il semblait que l'hiver nous ouvrait ses portes. Les doigts se sont effleuré et ce fut tout.

Je repense au 12 aout, chez Victoria. Dehors, dans l'herbe, dans les sacs de couchage à regarder les étoiles filantes dans le ciel. J'ai du faire 12 fois le même v½u.
C'est étrange. Cette sensation que tout semble parfait. Que tout semble nous sourire. J'ai envie de crier au monde que je suis heureuse. Que mon c½ur n'a jamais battue autant de fois le rythme de la joie. Tout me sourit. Tout est bien. Alors quand je pense au passé tout me semble dérisoire et contrairement à avant je ne veux plus vivre dans le passé. Je ne veux plus voir les choses à travers ce que j'ai vécu. Tout tremble. Demain j'irai au café chaud, avec Manon et Nina. Demain je verrais Violette, Chloé et Fred. Demain tout se passera comme d'habitude. Un chocolat liégeois dans la main à 11h, et un café au lait dans la main à 13h30. Ma vie n'est pas monotone. J'ai l'impression d'aimer ce petit cercle. Ce petit quotidien.

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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 16:03

Pouce !

Pouce !
BIen bien bien...
C'était étrange avant.
Quand on me posait cette question ma réponse était négative et sans appeL. Même si l'éventualité d'une réponse positive se profilait je ne disais rien.
J'ai comme l'impression que c'est différent. Les choses sont différentes et peut-être que j'arriverai à surmonter tout ça. Le lien de raphia a cédé.
Allons ! Gais camarades ! Le jour est grand ! Le jour est beau ! La sYnthèse de toutes ces choses qui composent ce que je suis est finit, alors je lâche peu à peu les racines de la falaise... Ce qui est une libération.
Il ne faut pas se poser de question, le quotidien -s'il y en a un- les fera se dissiper ce qui est une très bonne chose. Même si quelques questions subsistent encore. De toute façon Tout se passera bien.

Sinon ma journée s'est fort bien déroulée. Je me suis endormie tard. Je pensais à pas mal de choses qui avaient composées mon après midi. Un flirt avec la crise dans la tête, et pas seulement. Il faisait bon dans ma chambre, j'étais fatiguée et pourtant je ne voulais pas dormir comme si juste par le biais de la volonté tout pouvait se suspendre l'espace de quelques instants. J'avais envie d'arrêter le temps, de faire lever le jour, de courir pieds nus sur la route de mon village en direction de la rivière, là où j'avais été un jour de juillet aux aurores. J'avais envie d'être ce jour d'hiver où il avait neiger. Je me disais tellement de choses sous ma couette en plume, au chaud. J'entendais le vent se heurté avec violence sur la façade de ma maison, la pluie martelant mes vitres. J'avais envie de tellement de choses improbables. Pourquoi ne jamais vouloir l'accessible ? Mais l'accessible est souvent trop dur à atteindre tant il demande des efforts, alors que finalement tout pourrait être simple. Je me suis endormie. Il était 00h30 quand les bougies de mes yeux se sont éteintes en pensant toujours à la même chose. J'étais heureuse, vraiment.
Je me suis réveillée à 6h07. La pièce était dans le noir total. Sans savoir ce que je faisais, croyant que j'étais dans mon rêve, j'ai allumée ma guirlande, j'ai regardé mon portable et c'est là que j'ai vu 6h07. Sans me rendre compte qu'il n'était pas encore l'heure de me levé, j'ai sauté du lit et j'ai commencer à mettre mon jean. Soudainement je me suis arrêtée et c'est à ce moment que j'ai capté qu'il me restait encore 2h30 à dormir. J'ai reposé mon jean j'ai ouvert la couette et je me suis recouchée. Quel bonheur de se réveillée alors qu'on peut se recoucher ! Quand je dis ça je pense à la cassos de Nina qui mettait son réveil à 5h quand on avait cours, quand la première sonnerie retentissait elle se disait «Chouette j'peux me rendormir»... --". Bref, pour moi c'était inconsciemment vu que je me suis réveillée toute seule.
Finalement le réveil à finit par sonner les 7h50. Je me suis levée à 8h30. Oh un message =). Je suis descendue et j'ai attrapé mon café. Je me suis assise à la table, et là, incompréhension totale. C'est comme si ça faisait des lustres que je n'avais pas déjeuner. Comme si j'avais perdue l'habitude de manger ce que je prend le matin au petit déjeuner. Étrange. Après un entretien avec moi même qui dura 15 minutes autour d'une table, un bol de café à la main, je suis allée me préparé. Et je suis partie de chez moi à 9h07. Je suis arrivée en retard en physiques sans blouse. Je me suis fait arrachée. En plus avec Manon on s'est trompée d'étage, doublement en retard. Mais bon cela dit j'ai gagné le jackpot parce que je n'ai pas fait les expériences, mais j'y ai assisté aux premières loges. Enfaite le prof nous a dit (à Marjolaine et à moi), qu'on allait pas faire les expériences parce qu'on avait pas de blouses, là *regards vers le fond de la salle, où en vrac, étaient disposées environ une vingtaines de blouses*. On s'est donc mis tout derrière. Margaux nous a dit de demander au prof si on pouvait prendre les blouses, mais je lui ai dit que je voulais revenir chez moi vivante =). Les 1h30 de physiques se sont déroulées assez rapidement, et après ça, repos du guerrier : Direction le café chaud où il commence à s'habituer à nos têtes. Nous nous sommes racontés nos weekends qui n'étaient pas forcément très intéressants mais drôles ^^.
Après cette petite pause nous sommes rentrées pour manger, il était environ 11h45, et étonnamment la faim ne me torturait pas le ventre ! J'avais même pas du tout faim. Et là, chose absolument dégoutante, quand nous avons passé le semblant de séparation entre la pièce où on passe nos cartes et celle où on choisit notre boustifaille, une odeur nauséabonde de poisson pané avec des pattes grasses. J'ai cru que j'allais posé une galette. Finalement j'ai traversé le nez bouché. «Bonjour, y a du citron?» «Oui !» «Cool =)». J'ai prit malgré moi le poisson pané et cette petite fricassée de points colorés absolument dégueue =). Je n'ai pas touché ma bouffe. J'ai essayé, pleins de fois, mais je sentais mon café remonté avec joie dans ma gorge. Alors j'ai abandonné, j'ai prit ma compote et mon yaourt et ce fut tout. Nous sommes sorties à temps et arrivé en haut des escaliers du paradis, la cloche à sonner. Comme a dit Manon, on était synchro ! Et là c'était l'heure d'Anglais, qui s'est passée relativement vite. Après on a eu une heure de glandage au foyer. Ensuite, vers 14h on est descendue pour aller en A.A. c'était cool. J'ai eu ma planche de gel douche, et j'ai eu 16 =). J'ai donné mes bonbons (tous le monde voulait les manger), j'ai rajouté quelques trucs sur mon carnet de croquis, j'ai finit mes putains de cercles de couleurs... Bref ! Que du bon. En descendant, j'ai rippé sur une marche, mon pied gauche à glisser sur les marches en métal du bât E, et pour me rattraper je me suis assise. Un gros bruit de métal a couronné le tout (ma mallette ayant heurté la rampe d'escalier). J'étais choquée et Nina a rit.

Voilà voilà, maintenant je vous laisse mon courrrrrricouloum m'attend =D

# Posté le lundi 16 novembre 2009 12:48

Modifié le lundi 16 novembre 2009 13:50

Yop !

Yop !
C'est comme si cette image de deux êtres sur un banc restait en suspend. Comme si tout se résumait à ça. A un banc au jardin public. Un inutile là bas, plus bas près du sapin. Des moqueries, parce que nous sommes joueurs. C'est peut-être la première fois que j'ai l'impression que tout va bien. Les choses vont doucement mais surement. Un changement se profil à l'horizon. Je sens que rien ne sera pareil.

Ce fut une belle journée. Je me suis levée à 7h30 au lieu de 6h30. J'ai bien prit soin de me coiffée mais arrivée au lycée tout était partit en live... Du coup je ressemblais un peu à Tina Turner... «Bonjour, j'ai envie de mourir, il caille et on a français.» «Ah... toi aussi ? Moi j'ai 3heures d'histoire avec Cindy.» «Ah ok, respect.». Allez, c'est partit let's go ! Français ! Marivaux ? Oui, encore ... C'est la fin. Vu que j'ai été nominé d'office pour L'aide Individualisée de maths la semaine dernière direction en bas. Bonswaaaar mâdâme ! On s'installe, on glande. L'A.I ? Ça sert pas à grand chose finalement. Récré. On s'pose sur un banc vert. Ils sont bien moches ces bancs quand même. Ca sonne. Oh ! Maths. Louise a changé de place, encore une fois. J'ai la sensation que l'observation sera "Beaucoup trop de bavardages". Étonnant. 25 minutes toute seeeeule ! Abandonnée. Des appels du regard vers le fond de la salle. Aucun signe. On s'marre, on m'oublie, merde quoi --". 25 minutes plus tard ça sonne. ANGLAAAAAAAAAAAIS. J'adore ce prof. Ses mouvements de jambes. Cette délicatesse qu'il a de se déplacer me fascine ! Enchuite, MANGER. Arrivées en bas on s'dit "merde, 1h d'attente ?" Ouais nan, du coup on a filé à leclerc. On s'est dit deux trois bricoles à manger ça va aller. Enfaite ça a finit par un pic-nique improvisé devant la mairie. Vers 1h30 course fort boyard. On a réussit à récupéré 3 clefs et nous sommes arrivées à temps pour passer nos cartes. On a pas prit de plateau, on a juste traverser le self. Récolte de regards étranges genre : Elles font quoi? 'Sont anorexiques ? Manger 'connaissent pas ?
*flash back*
*En train de manger comme des goinfre de la confiture de myrtille sauvage sur du cantal*
Enchuite, petite pause café, et juste le temps d'enregistrer un morceaux de notre pur musique que ça sonne. WOUAAW MODULE MATHS QUOI ! PQT ! Et, finalement j'me suis pas fait engueulé aujourd'hui. Module Anglais... Daaaah jon il se l'teuh-pé quoi x). Histoire : Grosse marade ! Violette et son capuchon de brosse-teeth.

Ce fut une bonne journée, très bonne même.
=D

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 17:48